THE GATHERING @ Paris (Nouveau Casino) – 28•11•13 [live-report]

A peine un mois après le live réussi de son ancienne héroïne au grand sourire, Anneke (report ici), c'est au tour de THE GATHERING d’être visité au Nouveau Casino, ainsi la boucle sera bouclée. Moi même je viens de tomber dans le piège, comment parler de l'un sans évoquer l'autre ? Exercice difficile tellement la lueur de ce personnage emblématique marque encore les esprits. Pourtant son départ date de 2007, il serait peut être le moment de passer à autre chose, enfin du moins on va essayer de l'oublier… le temps d'une prestation.
 

hardforce Marjorie Coulin LESOIR paris 2013 jerome graeffly
LESOIR – Paris 2013 © Marjorie Coulin
La première partie est assurée par LESOIR et à l'écoute des morceaux qui s’enchaînent, sans précipitation, il se trouve que ce combo est dans le même registre musical que son aîné et compatriote de tête d’affiche. Constatation faite, la suite coulera de source. Beaucoup de crescendos et decrescendos, on passe de la douce étreinte où l’on nous chuchote dans l’oreille des paroles rassurantes d’une voix pure, à un certain énervement, aux riffs lourds et à l’affolement des crashs par le batteur. Tout ce petit désordre est le bienvenu et pimente le tout. Le calme de la foule sera rompu uniquement entre chaque titre pour applaudir le papillon de nuit. Mélancolique, un brin sombre, le long set de 45min passera plutôt agréablement.
 
Pratiquement 21h00, c’est devant des formes lumineuses projetées sur l'ensemble de la scène que les membres de THE GATHERING se présentent à nous. Leur arrivée est copieusement acclamée. Les deux premiers morceaux sont extraits de leur album « Disclosure » et sont particulièrement représentatifs du groupe à ce jour (sans compter leur dernier disque un peu spécial « Afterwords »). Notamment cette pièce qu'est "Meltdown" à forte influence électro-pop, sensuelle et dansante, le chant est caressant, c’est une longue composition avec divers ambiances, presque plusieurs pistes en une seule, intégrant même une bifurcation trip-hop faisant penser à portishead, froid et envoûtant. Une fin progressive et en douceur, l’ovation du public en guise de point d’orgue.
 
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THE GATHERING – Paris 2013 © Marjorie Coulin
Remerciements de la part de Silje Wergeland, honorée d'être parmi nous, puis le titre ”Shot To Pieces”. Premier de la série appartenant à "l’ancienne génération", il nous permet de quitter les textures synthétiques pour se diriger vers une couleur plus Rock, la basse rebondie et la guitare est saturée comme il se doit. Cette rythmique de choc et les stroboscopes viendront bousculer notre état quelque peu léthargique, certains fans par-ci par-là reprennent gentiment les paroles.
 

La mélodie en introduction de "All You Are" sera gratifiée, dès son départ, d'une tranquille clameur de satisfaction, mais attention, pendant son interprétation pas un bruit dans la salle, de légers mouvements lors du refrain électrifié mais c’est tout. Il faut l’avouer, cela s’écoute et s’intériorise. Et encore ce n’est rien par rapport à la suivante, "Heroes For Ghosts" faisant office d’œuvre majeure des Néerlandais pour ces dernières années ; à la fois mélancolique et hypnotique, le public restera scotché et suspendu durant toute cette interminable montée.
 
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THE GATHERING – Paris 2013 © Marjorie Coulin
La machine à remonté le temps est en route avec cette chanson de 1998, "Great Ocean Road" et ce n’est pas fini, on continue avec l’innocente "In Motion #1” immédiatement reconnaissable, un point sensible a sûrement été touché car beaucoup crient victoire. Un autre titre de choix, "Broken Glass" qui, dès ses premières notes électroniques indiscutablement stridentes, fera lui aussi l'unanimité, Silje est zen, elle fait quelques pas et balance lentement ses bras d’avant en arrière.
Apres "Souvenirs", qui nous a bercé par sa paisible mélodie ainsi que ses animations de méduses digitales projetées contre le mur. Apres un petit retour en 2012 avec ”Gemini I”, voici le classique "Eleanor" au clavier imposant et à son riff génial exécuté par René Rutten, les salves de doubles viendront briser ce tabou concernant le lointain passé Metal, le combo se remuera pas mal pour l’occasion.
 
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THE GATHERING – Paris 2013 © Marjorie Coulin
Après nous avoir sincèrement remercié et quitté la scène, ils sont de retour 1 minute plus tard pour un devoir de rappel. La chanteuse, pluridisciplinaire, ira rejoindre un clavier qui lui est réservé près de Frank Boeijen (déjà à ce poste), pour une longue complainte au relent avant-gardiste. Est-ce la dernière ? Le public n'est pas trop de cet avis mais les lumières et la musique d'ambiance viendra répondre fatalement à cette question, sans broncher on rejoindra la sortie, ou le stand de merchandising.
Rare sont les formations à avoir exploré autant de styles. A travers ce voyage mental, qui malgré les apparences était très vivant, presque toutes leurs facettes auront été délivrées ce soir avec une prédominance évidente pour les années 2000, satisfaisant a priori tout le monde, sauf peut être les plus nostalgiques.
 
Set-list:
Paper Waves
Meltdown
Shot to Pieces
All You Are
Heroes for Ghosts
Great Ocean Road
In Motion #1
Broken Glass
Souvenirs
Gemini I
Eléanor
Rappel:
I Can See Four Miles
 
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