Au début des années 90, j'ai commencé à avoir d'excellentes relations professionnelles avec un attaché de presse du label Epic Records. Quelques années plus tard, je le retrouve attaché de presse pour PANTERA à l'international chez Elektra Records.
Après quelques tentatives, il finit par obtenir pour HARD FORCE une interview exclusive avec Phil Anselmo à Kansas City, sur le 'Great Southern Trendkill Tour".
Il faut rappeler qu'à cette époque, Phil est à fond dans la drogue et décrocher une interview avec lui tient du miracle.
Dans la mesure où je sais que l'interview va être délicate, je la prépare plus sérieusement que jamais.
Plutôt que de partir sur des questions clichés, je décide d'aborder des sujets en profondeur, musicaux mais aussi extrêmement personnels, sans tomber dans le sensationnalisme.
Nous nous retrouvons dans les backstages de la salle, un après-midi de grosse tempête de neige et l'interview se déroule à merveille.
Phil m'apparaît chaleureux, calme, et répond parfaitement à toutes mes questions sans détours.
A la fin de notre entretien, il me signe un poster, sur lequel il écrit ces quelques mots :
"Merci pour cette interview très classe".

© Daniel Oliveira
Je me rends en Floride pour interviewer Ozzy Osbourne et assister au festival.
Je suis dans la fosse des photographes, je mitraille PANTERA.
Soudain, Phil me reconnaît et, sans prévenir, m'attrape, me hisse sur la scène pour que je prenne une photo, avec le public derrière lui.
Dans l'émotion et la surprise, le cliché se révélera totalement inexploitable (il faut dire que j'assurais cette partie pour compléter mes reportages, mais ce n'était pas mon métier et nous n'étions pas au numérique !).
Mais ai-je besoin d'autres images que celle que j'ai à jamais en tête, au beau milieu d'une scène, en plein concert de PANTERA, devant des milliers de personnes ?





























































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