ARES

Une année 2025 plutôt riche musicalement, qui se clôture avec un retour sur « Human Algorithm », sorti en avril et signé ARES, un one-man band parisien instrumental, actif depuis 2013 avec un bon nombre de sorties à son actif. Kris, initialement bassiste, est devenu un véritable touche à tout qui a décidé de faire cavalier seul afin de pouvoir créer sa musique selon ses influences et sans contraintes.

A voir l'artwork, on comprends déjà qu'on va pas parler du temps des cerises, car on n'est pas là pour faire dans la poésie. Non, le but ici c'est le suicide, la dépression et autres joyeuseté du genre avant de se resservir du chapon à Noël. Tout commence avec "Going Mad", une intro de 2 minutes où l'on sent immédiatement l'influence djent façon MESHUGGAH avec ce riff et cette batterie très carré. Le discours en arrière nous laisse imaginer une situation d'urgence peu réjouissante pour l'avenir de l'espèce humaine.

"Surpressure" prends la relève avec son rythme lancinent entre quelque chose d'aérien et de sombre. Les influences progressive et djent se mélangent à merveille sur ce titre. Changement de rythme sur "Depress" avec un rythme plus accéléré et un riff écrasant, une basse bien en place pour finir d'appuyer le propos. Certainement le titre le plus agressif de l'album.
"Edicius" démarre sur une introduction très inquiétante avec ce hurlement désespéré et cette touche électronique. C'est assez groovy dans l'ensemble et toutes les diverses influences de Kris sont rassemblées sur ce titre qui donne furieusement envie de secouer sa tignasse (pour les plus chevelus d'entre nous).

Le clou final sera planté par l'expérimental "Human Meanders" et ses sonorités presque psychédéliques, invitant à une profonde réflexion intérieure.
Après un précédent album traitant des sept péchés capitaux, ARES poursuit son exploration sur les tréfonds de l'âme humaine. Sa capacité à faire le beau tout comme son avidité et son pouvoir de destruction envers ce qui l'entoure comme envers lui-même. Même sans paroles, les instruments parlent d'eux mêmes et l'on peut ressentir ce sombre portrait de l'humanité que l'artiste nous dépeint dans son œuvre musicale.

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