
Alors que 2020, année du Pangolin, s'achève enfin (reste plus qu'à espérer que 2021 soit plus clémente et ne rime pas avec "Et il n'en restera plus qu'un"…), c'est l'heure des tops albums. Malgré ce contexte inédit, qui a poussé certains à repousser la sortie de leur nouvelle production sine die, des irréductibles que nous ne remercierons jamais assez nous ont quand même offert notre dose de metal – ou de hard rock – et ce même si tout concert traditionnel était impossible. Top 10 par ordre alphabétique. (Accédez aux chroniques des albums concernés en cliquant sur les titres en surbrillance.)
AC/DC : « PWR/UP »
Même si depuis « For Those About To Rock », mon album d'AC/DC préféré demeure « The Razor's Edge », ce retour du line-up "classique", exception faite évidemment du regretté Malcolm Young, était inespéré. Et ce binaire immarcescible, qui traverse les décennies sans prendre une ride, ça réconforte en ces temps de doute.

AVATAR : « Hunter Gatherer »
Avec ses riffs sombres qui ne sont pas sans rappeler les débuts death mélodique des Suédois et un nouveau concept album qui parle d'un futur dystopique, « Hunter Gatherer » est sans doute le plus brutal de la discographie d'AVATAR. Il n'est pourtant pas dépourvu de certaines touches d'humour, comme quand Corey Taylor de SLIPKNOT et STONE SOUR joue les guests sur "Secret Door"… non pas en chantant mais en sifflant une mélodie qui reste longtemps dans la tête.

ELLEFSON : « No Cover »
Quand le bassiste de MEGADETH, METAL ALLEGIANCE et ALTITUDE & ATTITUDE s'entoure de guests prestigieux pour enregistrer un double album de reprises de groupes des 70's et 80's, ça ne peut que parler aux enfants du hard rock qui, comme lui, ont grandi en écoutant les originaux. Un hommage en forme de dépoussiérage bien troussé.

Joe Bonamassa : « Royal Tea »
Parce que sans le blues, le hard rock, une de ses déclinaisons abâtardies, n'aurait jamais existé, c'est toujours un plaisir de se plonger dans les albums de Joe Bonamassa, guitariste/chanteur aussi talentueux que prolifique. Pour rendre hommage ici aux héros du blues/rock britanniques que sont Jeff Beck, John Mayall & THE BLUESBREAKERS, LED ZEPPELIN, CREAM ou encore Eric Clapton, le New Yorkais s'est enfermé à l'Abbey Road Studio. La boucle est bouclée.

KILLER BE KILLED : « Reluctant Hero »
Tout laissait à penser que KILLER BE KILLED, supergroupe composé de Troy Sanders (MASTODON), Max Cavalera (SOULFLY, ex-SEPULTURA), Greg Puciato (ex-DILLINGER ESCAPE PLAN) et de Ben Koller (CONVERGE), dernier arrivé, était une histoire sans lendemain. Et puis, six ans après leur premier album a débarqué « Reluctant Hero ». Puissants et techniques sans donner dans la surenchère, d'une redoutable efficacité et, surtout, portés par la voix des trois chanteurs qui se révèlent parfaitement complémentaires, les morceaux dépotent. 2020 n'aura pas été qu'un "an foiré"…

LAMB OF GOD : « Lamb Of God »
"Memento Mori", qui ouvre les hostilités, donne le ton : Chris Adler, batteur historique, a beau ne plus faire partie du line-up, LOG n'a rien perdu de sa puissance de frappe – dans tous les sens du terme. Du groove metal de haut vol, qui éparpille l'auditeur façon puzzle. Et il en redemande !

Marilyn Manson : « We Are Chaos »
Ça faisait tellement longtemps que Manson était devenu une caricature de lui-même, bouffi d'orgueuil (et bouffi tout court), que son improbable collaboration avec Shooter Jennings avait tout du clou supplémentaire dans son cercueil. Contre toute attente, il voit au contraire le retour de l'ex-AntiChrist Superstar en grande forme, qui signe là un de ses meilleurs albums. Comme quoi, la Rédemption, fût-elle musicale, existe… Il ne faut jamais désespérer.

METALLICA : « S&M2 »
J'en entends déjà certains râler que, comme dans le référendum HARD FORCE (les résultats sont ici), les albums live ne devraient pas avoir droit de cité dans un top albums (ah bon ?). Mais derrière mon masque, je fais ce qui me plaît-me plaît, c'est mon top 10 et tout est permis (ohé ohé… pardon). C'est vrai, en soit, « S&M2 » n'est pas une nouveauté : il s'agit de la "suite" symphonico-metallique live de « S&M », sortie en 1999. Pourtant, même si on a le droit de largement préférer METALLICA dans son registre naturel, le metal tout court (c'est mon cas), les Hommes en Noir et l'orchestre philarmonique de San Francisco ont fait du sacré bon boulot. Et le seul fait de savoir que James a affronté ces deux soirées alors qu'il était sur le point d'entrer en cure de désintoxication lui donne une petite dimension supplémentaire.

PARADISE LOST : « Obsidian »
Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir… Toute ressemblance avec l'année écoulée est purement fortuite, PARADISE LOST jouant depuis toujours une musique sombre et plombée qui transpire le spleen. Réunion des différents styles pratiqués par les musiciens du Yorkshire tout au long de leur carrière, à la fois doom, gothique et mélodique, « Obsidian » prouve qu'ils ont toujours leur mot à dire plus de 30 ans après leurs débuts.

TRIVIUM : « What The Dead Men Say »
Après « The Sin And The Sentence » sorti en 2017, TRIVIUM continue sur sa lancée avec ce neuvième album qui, une fois de plus, voit les Américains dominer de la tête et des épaules la production metalcore actuelle. Gros riffs, parties de guitares et de batterie qui déglinguent, multiples influences assumées, mélodie (ce n'est pas sale)… Comment un groupe de ce calibre peut-il être autant décrié ??!

ET AUSSI
Corey Taylor : « CMFT »
FIVE FINGER DEATH PUNCH : « F8 »
MR. BUNGLE : « The Raging Wrath Of The Easter Bunny »
PARKWAY DRIVE : « Viva The Underdogs »
SONS OF APOLLO : « MMXX »































































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