L’année 2020 aura été chargée pour le guitariste-chanteur Clément Flandrois ! A la manœuvre avec JB Le Bail au sein de SVART CROWN, d’ailleurs auteur d’un excellent album en début d’année, le voilà de retour avec son projet HYRGAL. Bien plus sombre que son grand frère, il livre ici un véritable récital de noirceur en compagnie du batteur Nicolas Muller (également à la manoeuvre chez SVART CROWN) et du bassiste Alexis Chiambretto (DEVEIKULTH).
Il faut dire que ce deuxième album ne prend pas de pincettes pour démarrer au quart de tour avec ce "Colère Noire", sans compromis, qui va faire craquer un bon paquet de nuques. Un bombardement auditif sur lequel le trio a encore élevé le niveau : Nicolas Muller affiche une forme olympique, pilonnant ses fûts tel un canon d’artillerie, Clément Flandrois enchaîne les riffs cinglants pendant qu’Alexis Chiambretto cogne sans ménagement sur une basse revancharde. Cette unité d’assaut annonce la couleur sans détour, menaçant les esgourdes d’un carnage en règle sur "Malthusien" ou "Ennemi(e)s", deux vils brûlots destinés à nourrir ce feu meurtrier. Il faut attente "Sepulcre", morceau empli d’une atmosphère sombre et suffocante pour souffler quelques minutes avant de repartir tout schuss sur "Héritier Mort-Né" précédé d’un "Glyphe de Sang" plus nuancé dans ses tempos. "Triste Sire" complète ce tableau infernal, lardé de guitares acérées et de rythmiques bouillonnantes, toujours habité par un sens pointu de la mélodie. Le virage stylistique opéré ici par HYRGAL, bien plus porté sur l’efficacité et l’attaque frontale, lui va comme un gant.
Le constat est sans appel : « Fin de Règne » est un carnage de la première à la dernière seconde où le groupe se déchaîne en imposant son black racé et mélodique, proprement étourdissant. Impossible de lui affubler l’étiquette post-black en vigueur chez la majorité des artistes du label, HYRGAL tranche net, avec minutie, pour décupler l’effet dévastateur de l’ensemble. La production sauvage des studios du Pénitent, où a été enregistré le « Wolves Among the Ashes » de SVART CROWN, n'y est sans doute pas étrangère. Voilà donc un album qui porte bien mal son nom, car ce n’est pas la fin…mais bel et bien le début d’un règne que proclame ici HYRGAL !























































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