TOP ALBUMS 2019

Il est bientôt l’heure de tourner la page de cette année écoulée pour aborder la suivante avec le sourire. Cependant, je garderai précieusement le souvenir de 2019 au fond de mon cœur car elle a été riche en multiples coups de foudre et découvertes. Quand la musique offre un pont vers une autre réalité, vers un nouvel accomplissement de soi. Quand elle éclaire l’âme de sa beauté.
 

SOEN : « Lotus »

Une révélation, un amour fou pour la voix chaude et sensuelle de Joël Ekelof, pour les rythmes tribaux de Martin Lopez associés à la basse de Stefan Stenberg, pour les guitares ciselée de Cody Ford et les claviers aériens de Lars Ahlund, pour les mélodies et les textes puissants, émouvants et spirituels du frontman. « Lotus » ou la perfection absolue.
 

LEPROUS : « Pitfalls »

Une voix : angélique et sombre, cristalline et tourmentée, extraordinaire et inimitable, celle du charismatique et ténébreux compositeur-chanteur-claviériste norvégien, Einar Solberg. Des musiciens extrêmement techniques avec un feeling incroyable. Un univers qui, sous des aspects légers et popisant, se veut plus profond qu’il n’y parait au premier abord. Une descente dans les tréfonds de l’âme torturée, glauque à souhait. Et une lumière qui rejaillit au bout du tunnel. Pour peu que l’on ait du vécu ou un bagage parfois lourd à trainer, la musique de LEPROUS ne peut que nous emporter dans un tourbillon de sensations. Cet album est un chef d’œuvre, ni plus ni moins. Tout comme l’exceptionnelle et originale discographie du groupe, sur laquelle il est impossible de coller la moindre étiquette. Incontournable. Et profondément émouvant.
 


 

WHILE SHE SLEEPS : « So What ? »

Les cinq de Sheffield nous ont pondu un bien bel album, alliant énergie bondissante et growls metalcore à des mélodies inventives, le tout associé à des chœurs prenants et un soupçon d’electro. Une joyeuse mixture que les Anglais réussissent haut la main, qui fait de cet album et de WHILE SHE SLEEPS un cas à part au milieu de la masse de groupes metalcoreux, tous plus similaires les uns que les autres.
 


 

WALKWAYS : « Bleed Out Heal Out »

Ce groupe israélien est l’auteur de cet album prenant, le deuxième seulement de leur jeune et très prometteuse carrière, avec à leur tête, un chanteur aux multiples visages et aux capacités vocales exceptionnelles, Ran Yerushalmi. Cet œuvre est un voyage qui nous conte une histoire passionnée et passionnelle. Les multiples influences du groupe sont intelligemment digérées et WALKWAYS a su créer son propre style, allant des plus douces mélodies au nu-metal le plus violent. En attendant de pouvoir enfin les découvrir sur scène lorsqu’ils pourront venir nous rendre visite, cet album continuera de tourner régulièrement sur ma platine.
 


 

ROYAL REPUBLIC : « Club Majesty »

« I need color in my life » disent nos quatre Suédois déjantés dans "Can’t Fight The Disco", l’un des titres de cet album haut en couleurs, gorgé de groove et de bonne humeur. Le remède antimorosité par excellence, qui devrait être remboursé par la Sécu, assuré qui plus est, par quatre musiciens talentueux, drôles et débordants d’énergie. De vraies bêtes de scène.
 


 

ALTER BRIDGE : « Walk The Sky »

Une fois de plus, la paire Myles Kennedy / Mark Tremonti a fonctionné à bloc. Les deux guitaristes chevronnés se connaissent par cœur et se complètent à merveille. De belles pépites sur cet album, qui prennent toute leur dimension en live, gommant le côté parfois pop sucrée trop lisse de la production, en leur redonnant une puissance de feu plus metal. Et puis, quelles voix eux aussi ! Sans oublier la générosité et la gentillesse qui émane du quatuor, qui fait que l’on ne peut que les aimer, encore et toujours plus.
 


 

KORN : « The Nothing »

Cet album est une catharsis. Il est le cri, les larmes et la souffrance de Jonathan Davis, suite au décès de son ex-femme, la mère de ses enfants. Il est aussi une libération. Violent, intime. L’âme et le cœur se mettent à nu pour exorciser la douleur. Quand l’artiste réussi à transcender ses émotions pour créer un objet que tout le monde peut s’approprier, il dépasse le stade de simple être humain en souffrance et atteint le beau.
 


 

KILLSWITCH ENGAGE : « Atonement »

Les pionniers du metalcore mélodique reviennent en force avec cet album, qui certes, ne réinvente pas la poudre. Mais ne dit-on pas que c’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe ? Et les vieux pots en question en ont encore sous la pédale. Avec une belle dose d’émotions en sus, due à l’implication vocale de Jesse Leach, qui fait des merveilles, notamment sur "I Am Broken Too".
 


 

AS I LAY DYING : « Shaped By Fire »

Ils reviennent de loin ces cinq-là. Quelques années en arrière, on était loin d’envisager le moindre retour possible du groupe, suite aux dérives du frontman, Tim Lambesis. Après avoir tâté le terrain auprès des fans en 2018 en publiant son premier titre "My Own Grave", AS I LAY DYING nous a balancé en pleine gueule ce très bon album. Aucune prise de risque, on est en terrain connu. Mais force est de reconnaître que ça fonctionne. Et le succès est au rendez-vous, au vu de l’accueil réservé à la tournée de l’automne dernier. Cependant, on ne pourra vraiment juger de la qualité de cette reformation que sur le long terme. En attendant le prochain album.
 


 

ELUVEITIE : « Ategnatos »

Une formule efficace, entre death et folk. De la violence avec la voix de Chrigel Glanzmann et de la douceur avec celle de Fabienne Erni. Un équilibre bien maîtrisé, des compositions dansantes mais également bien bourrines. Et neuf musiciens en parfaite harmonie. Une musique qui donne envie de sauter, de danser et de s’éclater. Que demander de plus ?
 

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